Foire à Yancilane

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2008 28
juillet

Pékin (Beijing) 北京 et ChangChun 长春

Habituellement, le rendez-vous pour la Chine se fait environ tous les 2 ans, (voire parfois tous les ans) pour voir la famille. Mais avec le sport, ce laps de temps s’est allongé. Cette fois, je peux enfin me rendre en Chine du 14 juillet au 14 août. Au lieu d’aller directement de Paris à Canton – 广州 GuangZhou – en avion puis me rendre directement à 太原 TaiYuan en train, j’ai pris l’avion Paris-Pékin puis le train Pékin-ChangChun.

L’adaptation en ce qui concerne le décalage horaire s’est faite sans problème, puisque je me suis fait quelques nuits de 4 à 5h de sommeil afin de pouvoir dormir dans l’avion. Habituellement, il est bien difficile de me faire dormir dans l’avion. A cause de la position assise, j’ai souvent bien du mal à trouver une position d’équilibre stable. Cette fois-ci, j’ai bien failli roupiller le nez dans le diner :|

Jusque là, je m’étais déjà rendue au coeur de Beijing (place TianAnMen) mais je n’en ai qu’un très vague souvenir. Grâce au beau temps, j’ai non seulement eu l’occasion d’admirer cette place ainsi que les alentours, mais j’ai également pu voir la beauté architecturale des bâtiments de l’avenue. Bien entendu je me suis aussi rendue près du stade et de la piscine olympique.

L’objet de ce voyage n’était ni une visite touristique à Pékin ni les Jeux Olympiques mais un séjour à ChangChun. Je n’ai donc pas dormi une seule nuit à Pékin. Cela ne m’a pas empêché de fréquenter deux restaurants et goûter à de la (vraie !) nourriture typiquement nord-chinoise.

A ChangChun, je me suis entrainée avec des patineurs de l’équipe de la province Jilin. J’ai donc pu discuter avec la plupart d’entre eux, notamment sur le cadre environnemental sportif dans lequel ils vivent. Dès l’âge de 15-16 ans, ils arrêtent les études et se consacrent entièrement au sport. L’Etat prend dès lors en charge une grande part des frais. Par ailleurs, j’entends beaucoup de gens en France dire que les sportifs en Chine n’ont « pas choisi » le sport qu’ils pratiquent. C’est vrai seulement à condition qu’on ne le prenne pas dans le sens où ils « n’avaient pas eu le choix », ou qu’ils « y ont été contraints », car ceci est faux. D’ailleurs, concrètement, je ne vois pas comment on peut forcer une personne à pratiquer un sport (et encore moins à réussir), sans que cette personne n’y mette de sa volonté. Selon moi, il faudrait plutôt dire qu’ils ne se sont « pas investi dans ce sport par vocation » et qu’ils ont été orienté par l’organisation gouvernementale (après analyse médicale par des spécialistes). Le sportif est libre d’arrêter sa carrière à tout moment. L’Etat peut également lui permettre de se reconvertir si cela est possible. Ceci est une nuance importante que j’ai voulu aborder, après avoir entendu des échos, qui selon moi déforment la réalité.

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