Ils approchent à grands pas et je souhaite leur bon déroulement. Voici mon petit clin d’oeil :
Mis à part ma tête qu’il ne faut pas regarder, qu’en dites-vous ?
Vendredi 25 juillet 2008 :
Pour la matinée, est programmée l’ascension de la même montagne, mais cette fois par le côté Sud. Elle se fait entièrement en voiture, puisqu’il suffit de marcher une centaine de mètres sans beaucoup de dénivelé avant d’arriver. Nous avons eu cette fois-ci, la chance d’avoir le beau temps avec nous (ciel ensoleillé et peu nuageux) contrairement à la veille.
Une fois parvenu en haut, il n’y a rien à dire : le cratère (nommé TianChi 天池 ou littéralement « étang du ciel ») est tout bonnement magique. Le ton bleu clair du lac accompagné de la verdure des montagnes en met plein les yeux. C’est selon moi un des plus beaux paysages que je n’ai jamais contemplé. Enfin inutile d’en dire plus, une image vaut mieux que mille mots, comme la présence sur place même vaut mieux que mille représentations.
Il semblerait qu’on ait vraiment eu de la chance, non seulement par l’absence de pluie mais aussi par la présence de nuages. Voyez ce qu’on aurait du voir sur la côte Ouest (cf 1er jour) s’il avait fait un temps ensoleillé et sans gros nuage :
Si on en revient au TianChi du côté Sud et qu’on se retourne, une autre vue sympathique s’offre à nous :
Contrairement à la veille, des soldats étaient là, peut-être pour garder la frontière sino-coréenne (qui passe aussi par là), mais surtout, ils étaient à 5 faces à un bloc, (déjà vu sur le côté Ouest de la montagne). Il nous était justement interdit de le photographier. Cela m’a surpris sur le coup étant donné que la veille, je n’avais eu aucun mal à prendre celui du côté Ouest :
D’ailleurs, j’attends sans surprise la réaction de certaines personnes disant que la Chine n’est pas un pays respectant les droits de l’Homme et donc la liberté en l’occurrence etc… Mais oui, c’est vrai après tout, en présence de ces soldats de l’armée chinoise, mis à part le TianChi qui est en face de moi, le paysage verdoyant qui est derrière moi, la façade montagneuse à ma gauche et la montagne blanche à ma droite, je n’ai RIEN le droit de photographier. ![]()
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Jeudi 24 juillet 2008 :
ChangBaiShan signifie littéralement « Longue montagne blanche ».
Environ 5 heures de route séparent ChangChun de cette montagne pourtant tous deux situés dans la même province (celle de Jilin) : direction l’hôtel – plutôt luxueux – où l’on s’apprête à s’installer. Le voyage nous est offert par une entreprise avec qui un membre de la famille, maire adjoint de la ville de ShenZhen, bénéficie de très bonnes relations ; et je leur en remercie.
L’après-midi, c’est l’ascension de ChangBaiShan (en grande partie en voiture) par la côte Ouest, pour atteindre le cratère du volcan de ChangBaiShan. Au fur et à mesure, on observe différentes espèces d’arbres. A une certaine tranche d’altitude (et donc dans des conditions environnementales particulières), on peut notamment apercevoir des bouleaux très serrés aux sapins. Les bouleaux et les sapins sont pour la plupart si serrés deux à deux qu’on a l’impression que le bouleau est porté par le sapin, comme une femme dans les bras d’un homme. C’est assez saisissant à partir du moment où ces couples d’arbres sont isolés des autres arbres pour la plupart. Plusieurs cas ont pu être identifiés : fous amoureux, amoureux à distance, homosexuels (deux sapins très proches l’un de l’autre), lesbiennes (deux bouleaux très proches l’un de l’autre), veuves (les sapins étant couramment pris par une maladie ou rongés par des êtres vivants) et pour couronner le tout un sapin et son harem
. Voici des photos – désolé, je n’ai pas pu prendre tous les cas en photo
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Il a fallu ensuite poursuivre à pied. Une fois au sommet de la côte Ouest après une montée sous la pluie, tout ce que nous pouvions voir en face de nous était un gigantesque brouillard/nuage grisâtre qui ne nous permettait de distinguer ni le lac en soi, ni plus du quart de sa bordure ! Plutôt décevant.
Heureusement, un lot de consolation m’attendait à côté : des barrières blanches ! En quoi ces barrières blanches maladroitement alignées (salissant grandement le paysage qui n’est déjà pas super) avaient-elles pu me consoler ?
Pas de commentaireHabituellement, le rendez-vous pour la Chine se fait environ tous les 2 ans, (voire parfois tous les ans) pour voir la famille. Mais avec le sport, ce laps de temps s’est allongé. Cette fois, je peux enfin me rendre en Chine du 14 juillet au 14 août. Au lieu d’aller directement de Paris à Canton – 广州 GuangZhou – en avion puis me rendre directement à 太原 TaiYuan en train, j’ai pris l’avion Paris-Pékin puis le train Pékin-ChangChun.
L’adaptation en ce qui concerne le décalage horaire s’est faite sans problème, puisque je me suis fait quelques nuits de 4 à 5h de sommeil afin de pouvoir dormir dans l’avion. Habituellement, il est bien difficile de me faire dormir dans l’avion. A cause de la position assise, j’ai souvent bien du mal à trouver une position d’équilibre stable. Cette fois-ci, j’ai bien failli roupiller le nez dans le diner
Jusque là, je m’étais déjà rendue au coeur de Beijing (place TianAnMen) mais je n’en ai qu’un très vague souvenir. Grâce au beau temps, j’ai non seulement eu l’occasion d’admirer cette place ainsi que les alentours, mais j’ai également pu voir la beauté architecturale des bâtiments de l’avenue. Bien entendu je me suis aussi rendue près du stade et de la piscine olympique.
L’objet de ce voyage n’était ni une visite touristique à Pékin ni les Jeux Olympiques mais un séjour à ChangChun. Je n’ai donc pas dormi une seule nuit à Pékin. Cela ne m’a pas empêché de fréquenter deux restaurants et goûter à de la (vraie !) nourriture typiquement nord-chinoise.
A ChangChun, je me suis entrainée avec des patineurs de l’équipe de la province Jilin. J’ai donc pu discuter avec la plupart d’entre eux, notamment sur le cadre environnemental sportif dans lequel ils vivent. Dès l’âge de 15-16 ans, ils arrêtent les études et se consacrent entièrement au sport. L’Etat prend dès lors en charge une grande part des frais. Par ailleurs, j’entends beaucoup de gens en France dire que les sportifs en Chine n’ont « pas choisi » le sport qu’ils pratiquent. C’est vrai seulement à condition qu’on ne le prenne pas dans le sens où ils « n’avaient pas eu le choix », ou qu’ils « y ont été contraints », car ceci est faux. D’ailleurs, concrètement, je ne vois pas comment on peut forcer une personne à pratiquer un sport (et encore moins à réussir), sans que cette personne n’y mette de sa volonté. Selon moi, il faudrait plutôt dire qu’ils ne se sont « pas investi dans ce sport par vocation » et qu’ils ont été orienté par l’organisation gouvernementale (après analyse médicale par des spécialistes). Le sportif est libre d’arrêter sa carrière à tout moment. L’Etat peut également lui permettre de se reconvertir si cela est possible. Ceci est une nuance importante que j’ai voulu aborder, après avoir entendu des échos, qui selon moi déforment la réalité.
Pas de commentaireLes 36 Stratagèmes (三十六计 en caractères chinois simplifié) constituent un traité secret de stratégie militaire datant de l’époque de la dynastie des Ming (1366-1610). Celui-ci aurait été découvert par un membre du GuoMingDang (Parti communiste chinois) en 1939 qui l’aurait trouvé à la fin d’un bouquin sur un marché chinois.
Sa lecture est à compléter avec celle de l’Art de la Guerre de Sunzi (déjà mentionné dans cet article auparavant). Ces ouvrages constituent, selon moi, le passage obligé pour l’acquisition d’un esprit stratégique.
Il y a quelques années, j’avais déjà dévoré une série chinoise sur ces 36 Stratagèmes. Sachant qu’elle est justement en chinoise et que je n’ai pas le temps (ni déjà la capacité) de la traduire, elle vous est alors très peu accessible. C’est pourquoi je me suis gardée de l’évoquer. Ce qui m’a amené à aborder le sujet c’est la découverte de sites internet qui en parlent. J’ignorais qu’il existait des traductions françaises de l’ouvrage (même certains sites comme amazon en vendent !). Je vous invite à aller voir l’article français de Wikipédia sur les 36 Stratagèmes, ainsi que la version traduite (et très bien présentée !) du site APFC Asso.
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