Hier, j’ai fini de lire Enfance, de Nathalie Sarraute.
Je suis contente d’en avoir fini avec le dialogue interminable entre l’auteur et elle-même. Il y avait de quoi se sentir à l’écart >_<… Mais ça ne m’a pas empêché d’apprécier certains passages où elle exprime ses extases.
Voici un extrait où elle confie ses sentiments en devoir de français :
_ Jamais au cours de ta vie aucun des textes que tu as écrits ne t’a donné un pareil sentiment de satisfaction, de bien-être…
Peut-être, plus tard, encore un autre devoir, celui sur les jouets…_ Un sujet de devoir de français en troisième au lycée. Cette impression d’accomplissement, là aussi, quand me venaient des mots délicieux, porteurs « d’effluves du passé, d’une odeur de moisissure qui m’était montée au visage lorsque seule dans le grenier de la vieille maison j’avais soulevé le lourd couvercle du coffre où gisaient pêle même des jouets abandonnés, délabrés… un flot de souvenirs charmants… » j’écoutais enchantée chantonner sourdement dans mes phrases « une mélancolie retenue, une émouvante nostalgie… »
Il faut à présent que je finisse de lire Les Mots, de Sartre ainsi que La Biologie de la Mort, d’André Klarsfeld et Frédéric Revah. J’ai aussi eu, en guise de récompense des championnats de France Elite qui ont eu lieu à Belfort, un gros bouquin de plus de 650 pages intitulé La Résistance sans de Gaulle, de Robert Belot ; sans oublier qu’aujourd’hui j’ai reçu Les Illuminations, de Rimbaud et Vengeance, de George Jonas… J’ai donc encore beaucoup à faire…

